Chaque jour, la petite fille aux yeux azurs l'attendait. Debout, sur le trottoir, à l'entrée de l'immeuble, tapant dans ses mains, sautillant sur place, le regard pétillant tellement elle était impatiente. C'était son copain de toujours, son meilleur ami, ils étaient toujours ensemble. Et tous les matins, elle l'attendait à la même heure devant son immeuble, pour qu'ils aillent ensemble à l'école et, toujours à la même heure, il sortait. Ils étaient inséparables.
Elle avait 10ans.
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Aujourd'hui, comme d'habitude, la petille fille est là, toujours aussi joyeuse, toujours aussi impatiente. Elle l'attend, elle regarde la porte d'entrée en sachant très bien que dans quelques instants, elle allait s'ouvrir, et il allait apparaître, souriant.
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Bien qu'elle ait 10 ans, notre fille n'en paraît pas plus de 7. Elle est petite, naïve, souriante, c'est qu'elle est un peu idiote, mais, cela fait tout son charme.
Il a 5 minutes de retard, elle a compris qu'il ne viendrait pas, alors la fillette qui quelques instants avant était toute excitée, fond en larmes. Ses yeux azurs semblent être du cristal, même si elle pleure, elle reste charmante. La petite fille commence à s'avancer et s'arrête peu à peu de pleurer, elle réfléchit. Il doit être malade, il sera là demain, lui souriant, et ils iraient ensemble à l'école.
Elle l'adorait, elle l'adullait.
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Ses parents étaient désespérés, les médecins leur disaient qu'elle guérirait un jour, mais, ils savait très bien qu'ils mentaient. Ils voulaient les réconforter, leur donner de l'espoir. Mais les parents avaient compris que leur petite fille ne grandirait jamais, que leur adorable ange aux yeux azurs irait tous les jours devant cet immeuble en ruines où vivait le garçon il y avait déjà 3ans, avant qu'il n'y ait cet affreux incendie.
On avait essayé de la soigner dans un établissement spécialisé, mais, elle s'était arrêté de manger, elle s'était renfermé, elle se laissait mourir. Et toujours à la même heure, elle criait qu'elle allait être en retard, et qu'elle ne serait pas là quand il sortirait, et qu'il lui en voudrait.
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Et, lorsqu'on la laissa sortir, elle retourna chaque jour à la même heure devant l'immeuble, l'attendant, joyeuse. Et elle repartait toujours, triste car il n'était pas venu aujourd'hui, oubliant que c'était comme ça depuis des années.
Mais un jour, elle ne repartit pas triste, car un jour il vint. Comme avant, ils se tinrent par la main et marchèrent ensemble, mais ils ne prirent pas la direction de l'école, ils prirent un autre chemin.
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Jamais on ne retrouva son corps.
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Toute la ville alla consoler les parents, mais ceux-là n'avaient pas besoin d'affection, de compassion, de mots gentils et réconfortants, car ils étaient heureux.
Chaque soir, ils regardaient de leur fenêtre le ciel et voyaient deux étoiles de couleur azur briller et ils savaient que le jeune garçon avait rendu le sourire à leur fille en venant la chercher afin de la rendre heureuse à jamais...